Le traitement Chirurgical du Prolapsus Rectal
Le prolapsus rectal correspond à l'glissement (ou « chute ») de tout ou partie de la paroi du rectum à travers l'anus vers l'extérieur. Il ne s'agit pas d'une complication des hémorroïdes, même s'il peut y être associé. C'est une affection le plus souvent liée au relâchement des tissus et des ligaments de soutien du pelvis.

Le traitement du prolapsus rectal avéré est exclusivement chirurgical, car la pathologie ne peut guérir spontanément.
Les symptômes fréquents
L'issue de la muqueuse : Apparition d'une « masse » ou d'une boule rouge à l'anus, qui sort lors de la poussée ou de la défécation, et qu'il faut parfois refouler manuellement au début.
Les troubles de la continence : Des fuites de gaz ou de selles (incontinence anale) en raison de la distension du sphincter.
La constipation ou l'obstruction : Sensation de blocage ou d'évacuation incomplète lors des selles.
Des saignements ou des suintements : Dus aux irritations de la muqueuse exposée.
Bilan préopératoire
Lors de la consultation, un bilan préopératoire vous sera demandé (coloscopie, IRM dynamique). En cas de présence de symptômes urinaires, un cystocèle ou colpocèle (descente de la vessie ou de l'utérus) peuvent être associés. Le dossier sera discuté avec les collègues urologues et gynécologues pour une correcte prise en charge.
Les voies d'abord chirurgicales
Il existe deux grandes voies pour réparer un prolapsus rectal : la voie abdominale (par cœlioscopie) et la voie anale. Le choix dépend de votre âge, de votre état de santé général et de vos antécédents.
LA VOIE ABDOMINALE : PROMONTOFIXATION PAR COELIOSCOPIE
C'est l'intervention de référence, particulièrement adaptée aux patients en bon état général, car elle offre le taux de récidive le plus faible.
Le principe : Par des incisions minimes (cœlioscopie), le chirurgien remet le rectum en place dans le bassin et le fixe à l'aide d'une prothèse (une bandelette) attachée au ligament vertébral (le promontoire).
Avantages : Efficacité durable, respect des structures et amélioration souvent constatée sur la constipation associée.

LA VOIE ANALE : INTERVENTION DE DELORME OU D'ALTEMEIER
Cette approche est plutôt réservée aux patients âgés ou présentant des contre-indications à une chirurgie abdominale lourde.
Le principe : L'intervention est réalisée directement par l'anus, sans cicatrice sur le ventre. Elle consiste à réséquer la portion de rectum extériorisée et à suturer les berges saines.
Avantages : Suites immédiates souvent plus légères, absence de cicatrice abdominale, mais risque de récidive un peu plus élevée à long terme.
Déroulement de l'hospitalisation
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Modalités : L'intervention nécessite une courte hospitalisation (de 2 à 5 jours selon la technique choisie).
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Anesthésie : Réalisée sous anesthésie générale.
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Préparation : Un lavement ou une préparation colique peut vous être demandé la veille pour nettoyer le tube digestif.
Suites opératoires et convalescence
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La reprise du transit : Un traitement laxatif doux est systématiquement prescrit pour éviter toute tension sur la zone opérée ou la suture. Les selles doivent rester molles.
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La gestion de la douleur : Des antalgiques adaptés vous sont administrés pour assurer votre confort pendant les premiers jours.
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L'alimentation : Reprise progressive dès le lendemain de l'intervention.
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Reprise des activités :
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Éviter le port de charges lourdes et les efforts intenses pendant 4 à 6 semaines.
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Un arrêt de travail de 2 à 4 semaines est généralement préconisé selon la voie d'abord chirurgicale.
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